L’abandon des principes

«Lorsque le sel de la terre est affadi (Matthieu V,13), la société se dissout sans qu’il soit même besoin d’un Julien ou d’un Valens pour la mener à sa perte.

Dom Prosper Guéranger dans L’Année liturgique à la date du 14 juin, fête de saint Basile.

Affrontement

Entre l’islam et l’Europe, l’affrontement est maintenant déclaré. On aura beau éluder le fait de toutes les manières, établir de creuses nuances entre un islam censé radical et un autre, qui serait authentique – ce que dément le texte coranique ... –, faire l’apologie de la diversité culturelle ou ethnique dans un régime de pur laïcisme, c’est-à-dire sans référence religieuse publique – ce qu’au demeurant l’islam récuse absolument ... –, rien ne s’oppose désormais à un affrontement ouvert entre ces deux mondes.

N’espérons pas que le monde extra-européen épousera notre cause: ni l’Asie, même non musulmane, ni a fortiori la Russie de Vladimir Poutine ne nous apporteront le moindre soutien. Quant aux Etats-Unis d’Amérique, ils ne choisiront dans cet affrontement que leur intérêt.  

Intérêt général oublié

C’est d’ailleurs toujours leur seul intérêt qui guide les Etats-Unis pour imposer, par exemple,  à l’Europe leur propre conception d’une agriculture intensive. Or celle-ci n’est qu’une composante anonyme du mode industriel de production des biens de consommation. Nos paysanneries en font déjà largement les frais, particulièrement en France, prisonnière de l’Union européenne.

C’est aussi au nom d’intérêts particuliers que les autorités politiques ne s’embarrassent plus de logique et s’inclinent devant tous les groupes de pression dès qu’un indicateur statistique ou électoral leur donne un signal clignotant. Le mariage sera donc ce que l’opinion dominante ou censée l’être en pensera sur le moment, peu importe la nature de la chose. Le même processus est d’ores et déjà acquis en matière d’avortement. Le fœtus de l’homme est une chose, tout comme le bétail est une machine à viande que l’on peut élever en batterie.

Institutions à la dérive, un exemple

L’aménagement du territoire devrait, dans un Etat fédéraliste, rester de la compétence exclusive des cantons. Cela n’est plus. La situation présente du droit suisse porte atteinte à la nature même du fédéralisme, puisque la Confédération peut désormais s’immiscer dans ce domaine au mépris de la nature étatique des cantons, désormais réduits à la condition de circonscriptions administratives. Un des fondements essentiels de l’ordre public suisse est ainsi touché.

Conclusion

L’enjeu n’est pas simplement économique et culturel, il est global et vise à détruire le fondement même de la civilisation européenne, née du christianisme et qui doit mourir dès lors qu’elle renie cette racine première.

Non seulement la démocratie moderne explique tout. C’est elle qui est à l’origine de cette décadence. Le non-sens triomphe avec elle et par elle. Avant d’être dans la rue, l’anarchie est entrée dans la loi. L’arbitraire a vaincu.

Michel de Preux

Thèmes associés: Politique fédérale - Politique internationale - Religion

Cet article a été vu 766 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions