Ambiguïtés délibérées

«(…) Lorsque les nations chrétiennes d’Orient (…) eurent assez fatigué la justice divine par les sacrilèges hérésies dont elles défiguraient l’auguste symbole de la foi, Dieu déchaîna sur elles, du fond de l’Arabie, le déluge de l’Islamisme. (…) C’est notre tour maintenant, nations occidentales, si nous ne revenons pas au Seigneur notre Dieu.»

Dom Prosper Guéranger, OSB, dans L’Année liturgique à la date du jeudi de la Sexagésime.

Les Européens d’Occident ressentent confusément l’afflux de musulmans sur leur sol comme une menace extrêmement grave à terme. Ce n’est là que l’ultime avertissement de leur conscience jadis chrétienne, désormais enlisée notamment par la confusion d’un sacerdoce «catholique», jusqu’au sommet de sa hiérarchie, cultivant systématiquement l’équivoque. A cet égard, Bergoglio joue un rôle central: il séduit les masses et, simultanément, contribue très activement à faire vaciller le sol sous leurs pieds. Il est censé parler le langage de l’Eglise catholique, dont il accepte de se présenter comme le chef (il y va de son audience) et il transforme ce langage par des manipulations systématiques.

Ecoutons-le.

Le 10 juillet 2013, il adressa des vœux aux musulmans pour la fin du ramadan et leur dit notamment ceci: «Nous sommes appelés à respecter la religion de l’autre, ses enseignements, ses symboles, ses valeurs.» Certes, de tels propos sont dans la ligne de Vatican II, mais relativiser la religion chrétienne, c’est déjà la détruire. Si la religion n’est qu’affaire d’opinion, le pluralisme promu et ordonné n’aboutit qu’au scepticisme. N’est-ce pas ce scepticisme religieux qui ronge l’Occident et l’Europe occidentale en particulier?

Le jour même de son élection à Rome, à qui Bergoglio adressa-t-il sa première lettre officielle? Au grand rabbin de Rome!... Il y invoqua «la protection du Très-Haut»... Dieu protégerait-il ceux qui reconnaissent dans la personne du Christ le Fils incréé du Père et ceux   qui considèrent ce même Christ, Notre-Seigneur, comme «un homme suprêmement trompeur et malfaisant» (expression du Talmud)? C’est totalement absurde.

En morale, nous retrouvons les mêmes ambiguïtés, systématiquement proférées. Dans un entretien donné par lui aux revues culturelles jésuites et publié dans la revue Etude en octobre 2013, Bergoglio déclara ceci: «Dieu dans la création nous a rendus libres; l’ingérence spirituelle dans la vie des personnes n’est pas possible.» Et le Décalogue?

Terminons ces citations par un autre aveu de relativisme moral, explosif s’il était réellement pris au sérieux par le monde catholique, achevant définitivement de justifier sa survie politique face à l’islam notamment: dans un entretien avec le journaliste athée Eugenio Scalfari, publié par le quotidien de gauche La Repubblica le 1er octobre 2013, repris dans l’Osservatore romano le 8 du même mois, Bergoglio déclara: «Tout être humain possède sa propre vision du  bien. Notre tâche est de l’inviter à suivre la voie tracée par ce qu’il estime être le bien. Je le répète: chacun a sa propre  conception du bien et du mal, et chacun doit suivre le bien et combattre le mal selon l’idée qu’il s’en  fait.»

A quand la Légion d’Honneur pour les terroristes islamistes ici et ailleurs?

Même la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X considère qu’un tel homme est réellement un authentique successeur de l’apôtre Pierre! L’Occident ne peut aller plus mal.

Michel de Preux

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