Assistance

L’association Exist, qui, jusqu’ici, se contentait d’apporter son «aide au suicide» à des malades incurables ou à des «patients souffrant de multiples pathologies invalidantes sans souffrir pour autant d'une maladie incurable», souhaite élargir son action aux «personnes âgées non atteintes d'une maladie grave, mais qui veulent mourir»1.

Si on comprend bien, Exit veut ouvrir son activité bienfaisante à toute personne âgée plus ou moins déprimée qui en ferait la demande.

Au fait, à partir de quel âge, de quel état physique ou mental, de quelle situation personnelle un individu peut-il être considéré comme un vieillard incapable de se suicider tout seul?

Jusqu’où ira Exit dans l’extension de son désir morbide d’«accompagner» des candidats au suicide?

Quelles mesures prendra l’association pour s’assurer que la volonté de se suicider n’est pas due à une déprime passagère? Que le futur suicidé n’a subi aucune pression d’aucune sorte?

On ne peut pas faire mourir des gens, même sur demande, parce qu’on les plaint. Il faut être conscient que supprimer volontairement une vie humaine, même si on ne tient pas soi-même la tasse de poison, est et restera un meurtre.

Le fait que notre époque tolère voire en courage ce genre de pratique ne change rien à l’affaire et porte même à craindre qu’on en vienne un jour à «suicider» des vieillards qui n’ont rien demandé, simplement parce qu’ils sont vieux et qu’ils coûtent cher.

De quel côté seront les âmes sensibles d’Exit ce jour-là?

M. P.

 

1 http://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/17137398.

Thèmes associés: Ethique - Société

Cet article a été vu 570 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions