Islam: un choix nécessaire

Aussi longtemps qu’on tiendra l’islam pour une religion «comme les autres», les questions liées à la burqa ou au burkini, au djihadisme musulman, à la dénonciation  d’imams «haineux» ou au subventionnement par le contribuable d’un enseignement universitaire destiné aux futurs imams ne trouveront aucune solution satisfaisante.

Si l’islam était une religion «comme les autres», soit un ensemble de doctrines et de pratiques qui constitue le rapport de l’individu avec la puissance divine, si ses adeptes vivaient leur foi discrètement, même en affichant publiquement leur appartenance à une communauté déterminée, par exemple en portant une kippa ou un bijou en forme de croix, s’ils priaient dans des lieux privés (églises, temples, synagogues ou mosquées), s’ils avaient renoncé à tout prosélytisme, comme les chrétiens ont oublié les prescriptions du Christ ordonnant à ses disciples d’aller enseigner toutes les nations1, alors on pourrait, dans un pays de tradition et de culture chrétienne, tolérer les musulmans comme on tolère les juifs, les Témoins de Jéhova ou les scientologues, même si on ne les aime pas.

La Constitution fédérale2 garantit la liberté de conscience et de croyance et interdit même toute discrimination fondée sur les convictions religieuses3.

Si donc l’islam n’était qu’une religion «comme les autres», je plaiderais pour la liberté de tenue vestimentaire, notamment pour les femmes qui souhaitent porter le niqab, la burqa ou le burkini, par choix personnel ou pour plaire à leur mari; pour la liberté de choisir dans les cantines scolaires un menu kasher ou halal; et même pour la réservation dans les piscines publiques de quelques heures réservées aux femmes musulmanes, comme on réserve des heures à l’entraînement des sportifs de compétition ou des classes de telle ou telle école.

Comme commandant de compagnie, je préaviserais favorablement la demande d’un soldat musulman de déplacer son cours avant ou après le Ramadan, période difficilement compatible avec l’entraînement militaire, comme j’ai admis que des soldats israélites de ma compagnie partent en congé le vendredi soir pour respecter strictement le shabbat.

Si j’étais juge, j’admettrais avec réserves les plaintes dirigées contre les propos prétendument «haineux» proférés par un imam. Aujourd’hui, sous l’empire du «politiquement correct», toute critique, toute réserve à l’égard de l’Autre est dénoncée comme une manifestation de haine.

Dans ce domaine, la France fait très fort: un décret a été publié au Journal officiel le 3 août dernier, signé par Edouard Philippe, premier ministre, et par Nicole Belloubet, garde des Sceaux. Ce décret renforce la répression des propos tenus dans des lieux non publics (sic) et qui pourraient être assimilés à des injures à caractère raciste, sexiste, homophobe ou handiphobe (resic), au cas où elles seraient commises en raison de l’identité de genre de la victime, afin de mieux lutter contre la transphobie (re-resic). [Ce texte] substitue à la notion de race, qui n’est pas applicable aux êtres humains, celle de «prétendue race», proclame le décret.

Les propos de l’imam n’étaient probablement pas plus haineux que les propos de bistrot d’un raciste ordinaire sur les nègres ou les bougnouls. Ce qui a surtout déplu, c’est qu’il avait touché des sommes importantes des services sociaux et qu’il se rendait fréquemment en vacances en Libye, pays qu’il avait fui en prétendant que sa vie ou sa sécurité était menacée, raison de sa requête d’asile.

Si l’islam n’était qu’une religion, je serais donc disposé à conférer à ses prêtres le droit de prêcher la conversion des infidèles, à leurs femmes de se masquer entièrement dans l’espace public, à leurs enfants de refuser à la cantine les endives au jambon et de réclamer une autre nourriture.

Le hic, c’est que l’islam n’est nullement une religion «comme les autres». Comme son nom l’indique, c’est une soumission, une résignation à la volonté de Dieu. C’est donc un ensemble de préceptes obligatoires, parce que révélés par Mahomet, dans les domaines du droit civil, de l’organisation de l’Etat, des relations humaines… et aussi, bien entendu, de la religion. On nous dit que l’islam est une religion d’amour et de paix. Ce sera sans doute le cas lorsque les musulmans auront soumis tous les Etats et tous les peuples. Il y aura alors les convertis à l’islam et les dhimmis. Les récalcitrants seront morts.

Car l’islam est conquérant et viril. Son enseignement est rigoureusement et radicalement incompatible avec nos démocraties occidentales. Notre législation est très différente de la charia et il n’est pas possible de respecter l’une et l’autre.

Dès lors, pour éviter de cruels conflits de fidélité chez les musulmans admis en Suisse, à quelque titre que ce soit, on devrait les mettre en demeure d’opter soit pour le respect de la Constitution et de la législation suisses, et donc de renoncer publiquement à l’islam, soit de rester fidèles à leur «religion» et de renoncer à leur séjour en Suisse, même s’ils ont pu en acquérir la nationalité.

Ce serait une clarification bien plus nécessaire que de savoir si un conseiller fédéral peut être Suisse et Français, ou Suisse et Italien.

Claude Paschoud

 

1 Matthieu 28:19
2 RS 101, art. 15 et 16
3 Ibid art. 8 al. 2

Thèmes associés: Divers - Egalité, discriminations - Immigration - Politiques diverses

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