261bis

Il paraît que, à Berne, la droite refuse de modifier l’article 261bis du Code pénal, qui est censé réprimer le racisme, pour y introduire la protection des homosexuels et autres minorités sexuelles. «Pour le PLR, cette adaptation de la norme antiraciste va trop loin. Le parti condamne certes toute forme de discrimination, mais la solution préconisée n’est pas la bonne, à son avis. En effet, le Code pénal offre une protection suffisante en matière d’atteinte à l’honneur ou à l’intégrité physique», rapporte 20 minutes du 9 octobre.

On rappellera ici que, à l’occasion du débat qui avait précédé, en 1994, la votation sur l’introduction du 261bis, les opposants avaient déjà fait valoir cet argument, qui n’était pas moins pertinent alors qu’aujourd’hui. On n’a pas souvenir que les radicaux et les libéraux de l’époque y aient été sensibles.

Quant à prétendre que l’UDC «s’est depuis toujours positionnée contre la norme pénale antiraciste», c’est un pur mensonge. Il a fallu que Christoph Blocher, alors conseiller fédéral, se fasse couvrir d’opprobre pour avoir critiqué la norme antiraciste parce qu’elle s’appliquait à un historien turc pour que l’UDC commence à se poser des questions. (mp)

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Justice - Politique fédérale

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