Pause pop-corn

The Batman

Je me présente: Stephen, moitié de Philomène, amoureux du septième art depuis mon enfance, avec un appétit vorace en matière de nouveaux projets cinématographiques, comme le célèbre requin Bruce.

****

Je me présente: Philomène, moitié de Stephen. Je n'ai aucune connaissance ni compétence en matière cinématographique. Mon analyse en ce domaine se fonde sur un seul et unique critère: j'aime ou je n'aime pas.

Synopsis

La ville imaginaire de Gotham City est plongée dans le chaos à la suite du meurtre du maire. Voilà déjà deux ans que la chauve-souris fait la justice dans les sombres ruelles. Cet anti-héros va faire équipe avec le lieutenant Gordon afin de démêler les fils de cette enquête policière.

L'avis de Stephen

Le projet The Batman prend le parti de nous plonger dans un aspect très peu exploité, au cinéma, de ce personnage: un Batman détective. Les amoureux des comics de la première heure mettant en scène la chauve-souris de Gotham City seront donc séduits par l'idée.

La réalisation du film a été confiée à Matt Reeves, connu pour les nouveaux films de La Planète des singes.

Très inspirée par des films comme Seven pour la mise en scène, cette production va nous plonger dans une ambiance proche d'anciens polars du cinéma. Cependant, ce long métrage va tirer en longueur, avec une durée de 3h30. Avec un scénario pareil, le film aurait facilement mérité une heure de moins, pour ne pas tomber dans un récit narcoleptique ajoutant des sous-intrigues sans intérêt.

L'évolution des mœurs de notre anti-héros, passant de «bête sauvage vengeresse» à «espoir du peuple», bien ficelée, reste maladroite par moments (le cliché du protagoniste qui soliloque pendant trois minutes sur sa condition frôle le «nanar»).

Il ne sera donc pas évident de tenir les enfants en place durant cette séance, si l'envie vous vient d'une sortie en famille.

Pour conclure sur mon avis, une question m'a trotté dans la tête tout au long du film: Batman a-t-il réellement une importance dans le récit et dans la résolution du conflit? 

Anecdote: Bruce le requin, dans ma présentation, est une référence au requin du film Les dents de la mer, sorti en 1975. Steven Spielberg a nommé ce carcharodon ainsi en hommage à son avocat, qui a sûrement dû apprécier le geste…

L'avis de Philomène

Non seulement je n'entends rien à l'art cinématographique, mais je n'ai de surcroît jamais lu de comics de ma vie. Je suis donc allée voir ce film, pour faire plaisir à Stephen – la vie de couple nécessite quelques concessions, y compris de la part de Madame –, en néophyte absolue. Si d'aucuns – à l'instar de mon jeune collègue Jérémie – ont «sur-kiffé» cette production, dès lors qu'elle reproduit, paraît-il, l'âme et l'ambiance des premiers comics, cela m'a par définition totalement échappé. Bien que bon public, en ce sens que je peux apprécier quasiment tous les genres – de la comédie un peu lourde au thriller au suspense insoutenable, en passant par la science-fiction –, je me suis en l'occurrence profondément ennuyée.

En premier lieu, ce film se déroule entièrement – à dessein – par temps sombre. C'est une ambiance qui me pèse, a fortiori lorsqu'elle s'étale inutilement sur plus de trois heures. Ensuite, j'ai trouvé les protagonistes peu crédibles, voire ridicules. Le Batman écorché et torturé est tout sauf convaincant; le méchant, «gueulard», et son déguisement frisent le grotesque. Les puristes condescendants m'expliquent que cela tient au fait que j'ai opté pour la version doublée en français. Je veux bien admettre que la prestation des doubleurs puisse avoir une influence non négligeable; mais tout de même… Enfin, ces aspects auraient pu être compensés par un scénario bien ficelé, mais, las… une histoire de tueur en série, qui provoque le héros en lui laissant des énigmes, sans véritable suspense ni surprise. Bref, je n'ai pas aimé.

Anecdote: nous sommes allés voir le film au Cinétoile de Malley. Divine surprise, contrairement à son concurrent Pathé, il offre encore un entracte, qui n'était assurément pas de trop! En revanche, le pop-corn, aussi bien salé (pour moi) que sucré (pour Stephen) n'était vraiment pas bon.

Stephen & Philomène

Thèmes associés: Cinéma

Cet article a été vu 672 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions