Sans ces satanées idées de gauche, l’amitié régnerait entre les peuples

Il nous est arrivé à quelques reprises, au cours de notre vie et plus précisément au cours de ces dernières semaines, de croiser des individus manifestement «issus de la diversité» (selon l’expression habituellement employée pour désigner des populations qui se ressemblent toutes) et envers lesquels nous n’avons néanmoins pas ressenti de véritable animosité. Il nous est même arrivé d’échanger quelques mots avec certains d’entre eux, en constatant que cela pouvait déboucher, sinon sur une franche camaraderie, du moins sur un dialogue convenable.

Nous réalisons ici le privilège que nous avons de pouvoir écrire sous pseudonyme, car quelques-unes de nos connaissances ne nous pardonneraient jamais cette faiblesse de jugement et auraient tôt fait de nous accuser de traîtrise au service de l’immigrationnisme le plus vil. A la réflexion, et après un sévère examen de conscience, nous croyons pourtant que ce n’est pas le cas.

Ce genre de remise en question douloureuse devrait plutôt nous amener à nous souvenir que l’animosité entre les peuples, si elle n’est pas toujours évitable, n’en est pas pour autant une fatalité absolue; et que, comme nous l’écrivions dans ces mêmes colonnes il y a trois ans1, ce sont les idéologies de gauche – immigrationnisme, antiracisme, égalitarisme, wokisme, etc. – qui, en cherchant obsessionnellement à éveiller des frustrations et des revendications chez certains et des sentiments de culpabilité chez d’autres, dressent les individus les uns contre les autres: indigènes contre étrangers, hommes contre femmes, jeunes contre vieux, riches contre pauvres, patrons contre travailleurs, intellectuels contre manuels, universitaires contre apprentis, citadins contre campagnards, cyclistes contre automobilistes, homos contre hétéros, handicapés contre non-handicapés, Russes contre Ukrainiens, sans que cette liste ait jamais de fin.

On ne va pas se mettre à aimer tout le monde; ce serait inadéquat et inélégant. Néanmoins, on ne dénoncera jamais assez, et jamais avec assez de colère, le caractère destructeur des idées de gauche qui, en empêchant chacun d’être simplement à sa place, sèment des haines inutiles au sein de la société.

Pollux

 

1 La gauche, c’est la guerre, Le Pamphlet n° 486, juin 2019

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Immigration

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