Insupportable ingérence

De même que Mme Ursula von der Leyen, présidente non élue de la Commission européenne, se prend pour un chef d’Etat et s’en va de par le monde se mêler des affaires des autres, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a vu enfler son ego depuis le début de la guerre d’Ukraine et s’autorise à donner son avis sur les choix de la Suisse en matière de livraison d’armes.

Dans un entretien accordé à la Radio suisse italienne – dont on se demande bien pourquoi elle lui sert la soupe –, il s’est indigné du refus de la Confédération d’autoriser l’Allemagne à livrer des munitions suisses à l’Ukraine, plaidant notamment que la neutralité n’est pas synonyme d’indifférence.

M. Ignazio Cassis nous a déjà servi ce potage-là à maintes reprises pour justifier l’abandon de la neutralité.

Sans entrer sur le fond du cas allemand, on fera remarquer que ce qui est déjà indigeste chez le président de la Confédération devient franchement imbuvable chez un fonctionnaire de l’OTAN.

M. P.

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