Egalité à géométrie variable

Un amusant épisode a eu lieu durant les dernières élections municipales en Catalogne. Les règles imposées par la loi électorale obligent les partis à présenter un minimum de 40% de chaque sexe sur les listes de candidats. La liste d’extrême gauche anticapitaliste Capgirem Moià étant composée de plus de 60% de femmes, elle a été refusée par la junte électorale, au grand dam de ces dames. On peut lire sur leur site internet que, le quota ayant été créé pour empêcher la sous-représentation des femmes, il est absurde d’en empêcher la sur-représentation.

Que ces règles soient absurdes, on ne peut qu’être d’accord, tant le sexe ne devrait exercer aucune influence sur l’obtention d’un poste, quel qu’il soit. Mais les lois égalitaristes ont été voulues par ceux-là mêmes qui s’en plaignent aujourd’hui, au moment où ils se trouvent confrontés à leurs limites et contradictions. C’est bien fait: la discrimination positive reste une discrimination.

Mi. P.

Thèmes associés: Egalité, discriminations - Politique internationale

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