En parlant de dictature…

Que voici une belle initiative! Travail.Suisse, organisation de défense des travailleurs, vient de créer une plateforme qui permettra aux «lanceurs d’alerte» de dénoncer les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, et qui seront ainsi inscrits sur une liste noire. Par lanceurs d’alerte, entendez «employés pas satisfaits de leurs conditions salariales».

L’organisation se veut rassurante, les entreprises auront l’occasion de se justifier avant d’apparaître sur la liste noire. Quel soulagement! Et comment peut-on se justifier d’accusations de ce type? Le contrat que nous avons négocié avec Madame Machin comprend un revenu moindre que celui de Monsieur Truc, car il a plus d’ancienneté et d’expérience.

Et que va-t-il se passer pour les entreprises qui auront de bonnes raisons, mais qui ne convaincront pas ces messieurs-dames de Travail.Suisse? En quoi les critères de cette organisation privée sont-ils plus valables que ceux des entreprises? Qui leur donne autorité en la matière? Et si un entrepreneur estime qu’il n’a pas à se justifier de sa politique salariale, qu’il apparaît sur la liste, et que cela lui porte préjudice au moment de recruter les talents dont il a besoin, qui sera responsable?

La délation est un des éléments qui forment une bonne dictature.

Mi. P.

Thèmes associés: Economie - Egalité, discriminations - Politique fédérale

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