Ne dites pas…

Ne dites pas: «Si le chef de la délégation olympique mongole s’est fait détrousser à Paris, c’est car il n’a pas eu de chance.» Dites: «Si le chef de la délégation olympique mongole s’est fait détrousser à Paris, c’est parce qu’il n’a pas eu de chance.»

Un nombre croissant d’auteurs d’articles ou de livres paraissent incapables de faire la différence entre une conjonction de coordination et une conjonction de subordination. C’est encore plus désolant que les tribulations du Mongol en France.

Le fâcheux événement, relaté avec une juste indignation, le 17 janvier, par La lettre de Causeur1, s’est paraît-il produit le 11 octobre 2023 en Seine-Saint-Denis, département du Grand Paris peu fréquenté par la bonne société francilienne. Le pauvre représentant du milieu sportif mongol, venu assister à un comité de sécurité, s’est fait voler «un sac contenant des biens pour une valeur totale de près de 600’000 euros (son épouse y avait déposé ses boucles d’oreilles en or)».

On peut supposer que le délégué olympique et sa coûteuse épouse sont rentrés en Mongolie pleinement rassurés quant au niveau de sécurité dont jouiront les athlètes des JO 2024, qui seront logés précisément dans le secteur où s’est produit le vol.

Mais on ne peut pas dire que «si le chef de la délégation olympique mongole s’est fait détrousser à Paris, c’est parce qu’il n’a pas eu de chance», car il a fait preuve d’une imprudence confinant à la naïveté.

Le pinailleur

 

1 https://www.causeur.fr/paris-2024-des-jeux-plus-gros-que-le-ventre-274568

Thèmes associés: Divers - Politique française - Sports

Cet article a été vu 606 fois

Recherche des articles

:

Recherche des éditions